Parce que ça fait pas de mal de se faire un peu de publicité, je vous propose ce mois-ci de découvrir le site Youthink! dont j'ai rejoint l'équipe éditoriale il y a maintenant près de 8 mois.
Il s'agit d'un site pour les jeunes au sens large, disons de 12 à 25 ans, même si en fait c'est pas rare que nos visiteurs aient plus de 30 ans (ben oui faut s'y faire les trentenaires : passé 30 ans vous êtes des vieux !). Un site qui a pour thème le développement, ou pour mieux dire : les enjeux du développement dans les pays pauvres.
C'est-à-dire : la lutte contre la pauvreté, la malnutrition, le chômage, le sida, l'environnement, la guerre, la corruption, etc. Que des choses gaies ! Faut dire que c'est avant tout un site d'information, fiable et qui veut servir de référence aux jeunes qui cherchent des infos précises pour mieux comprendre les enjeux mondiaux et peut-être s'engager pour lutter contre les fléaux qui ravagent une bonne partie de la planète. Youthink! joue aussi un rôle "d'entremetteur social" entre des jeunes du monde entier qui y viennent pour s'exprimer, témoigner de leurs expériences, partager leurs idées et rencontrer d'autres jeunes venus d'autres horizons.
Moi je suis une fervente lectrice de Youthink! (faut dire que c'est moi qui met en ligne tous les contenus en français, ça aide). Je trouve que le ton est relativement léger sans trop dédramatiser la situation non plus. Ce qui permet d'être curieux sans risquer de déprimer au fil de sa lecture. En gros : un site qui donne envie de s'informer encore plus.
Bon, forcément c'est pas ce qu'il a de plus objectif mais bon, disons que je cherche à chatouiller votre curiosité. Allez donc y jeter un coup d'oeil et n'hésitez pas à revenir me donner votre avis. Et surtout pensez à passez le mot aux jeunes que ça pourrait intéresser. Genre les rebelles qui veulent changer le monde mais sont souvent en manque d'arguments ! (oui oui, effectivement je sais de quoi je parle...)
... Est-ce que j'ai connu ça, moi ? le manque d'arguments ? Naaann, jamais à cours de théorie Livi. Mais peut-être que j'aurais bien aimé un site comme ça, ne serait-ce que pour pouvoir aller y dire que j'étais pas d'accord !P
Comment ça ? Malgré la longueur de ce post vous avez toujours pas pris le temps de cliquer ? Allez Zouh! du vent ! Tous sur Youthink!
Oyez, oyez ! Sudistes, Parisiens, Beauvaisiens, Alsaciens, Savoyards et Haut-Savoyards : Apprenez que je vais passer de 2 à 3 semaines en France au mois de juillet !
Je vous dis pas comme ça va être chargé. Je vais passer par Paris, par Brive et Tulle (évidemment) et je me ferais bien 2-3 jours entre potouilles, genre en bord de mer. Toute suggestion sera la bienvenue !
Ensuite, les incontournables : -visites à la famille (c'est même la principale raison de mon séjour en France) -rendez-vous chez les médecins (ah! ce que la France me manque pour ça. J'ai un gros problème à la mâchoire qui me rassure de moins en moins mais honnêtement j'ose même pas consulter ici... j'ai pas 500 dollars à jeter par la fenêtre. Je prendrai une mutuelle spéciale une fois que je saurai de quels types de soins j'ai besoin.), -détails administratifs et bancaires à régler (quel soulagement ce sera de pouvoir le faire en direct au lieu de galérer avec les appels téléphoniques et le décalage horaire/GMT - 5) -soirées avec les potos ici et là - à vous de me dire ! (j'espère croiser quelques petites bouilles roses ;)), -et escapades avec Poulet (dont peut-être visite à la famille en Espagne).
Je peux vous dire qu'il me tarde ! Non pas que j'ai le mal du pays, mais quand même, y'a pas photo, ma petite Europe me manque.
Bises à tous et à bientôt par email pour les planifications !
Pour le weekend du 1er mai, le dernier weekend de Poulet aux States, on a décidé d'aller passer 3 jours à New York. Alors je vous la fais courte, mais juste pour dire qu'on a bien choisi ce weekend : primo, il a plu quasi non-stop, et secundo, c'était sans doute le weekend où NYC a le plus durement souffert de la morosité ambiante due à la grippe A (H1N1) (dite "porcine"), New York étant la ville américaine la plus touchée.
Alors, ce que j'ai pensé de New York... Ben j'ai adoré le grand magasin Toys'R'Us sur Times Square. Quelques photos de Times Square : J'ai pas aimé du tout la bouffe des petits restos où ont est allé au pif. Pourtant on m'avait donné plein de conseils, je regrette de ne pas les avoir suivis. Central Park sous la pluie c'était rigolo mais l'appareil photo était mort et il pleuvait tellement qu'on n'a pas pris le temps de faire le tour... en gros, fiasco, mais rigolo quand même. J'ai visité le MoMA (c'est gratis le vendredi soir). On peut prendre des photos :) J'étais toute heureuse de tomber sur Kris Kristofferson et Joan Baez à la sortie d'un concert de charité à Madison Square. Le ferry gratis pour Staton Island nous a permis de voir la Statue de la Liberté. Bon. C'était rigolo de la voir en vrai. En fait, elle est vraiment en dehors, à l'écart. Pas comme la Tour Eiffel en plein Paris. Je la sentais bien seule cette pauvre Madame Liberté. Et d'autres symboles de NYC : Wall Street et le pont de Brooklyn La Sky-line depuis Brooklyn : Y'a tellement de grattes-ciels, de vieux buildings majestueux, fascinants. Quand on pense qu'il a fallu les construire... Et bien sûr, le World Trade Center, ou plutôt Ground Zero. Ben, ça fait quelque chose d'être là. Une sensation étrange, dérangeante. L'impression qu'on n'a pas suffisamment conscience de ce qui s'est passé, et en même temps l'impression d'être témoin, encore aujourd'hui, de l'effondrement des tours lors de l'attentat qui a fait 2 973 morts le 11 septembre 2001. Les touristes sont partout autour, les New-yorkais qui travaillent dans le quartier passent avec leurs attaché-case. Tous jettent un coup d'œil sur les grues au-dessus de ce gros trou, l'air de se demander si c'est bien la réalité, si ça s'est vraiment produit, si ces tours étaient bien là où leurs yeux cherchent dans le vide aujourd'hui. J'avais l'impression de voir deux dimensions se superposer. Une où tout était gris, froid, figé, comme fantomatique. L'autre où ce gros trou était une curiosité, une attraction touristique plantée à l'épicentre de toutes les énergies, les bruits et les mouvements de la ville. La 5ème Avenue où on espérait croiser plein de gens riches et célèbres, vue que c'est un peu l'équivalent de la Place Vendôme à Paris, en plus décontracté je dirais. Mais on n' a vu personne. Sauf un mannequin, qui signait des autographes et prenait la pose pour les passantes qui se faisaient prendre en photo avec lui. Un blondinet bronzé aux yeux clairs, torse-nu, vraiment beau, bien épilé de partout. J'avais jamais vu ça : il souriait, il bougeait, il était vivant, mais d'une beauté froide, comme si je regardais une statue d'Apollon en marbre blanc. J'ai pas osé prendre une photo, trop la honte... moi ? une groupie ? Naaan... Chinatown et Little Italy étaient déserts quand on y allé le samedi en fin d'après-midi. On était déçu, mais quand on y est repassé le lendemain, c'était beaucoup plus vivant. Dans Chinatown, y'avait plein de boutiques vraiment pas chères, avec toutes sortes de produits et toutes sortes de gens venus les acheter. La grande caractéristique de New York c'est vraiment ça : la diversité, le mélange, des genres, des populations, des cultures. Je l'ai vue comme une ville grise agrémentée de tâches d'huile de couleurs vives. Sans doute l'effet de la pluie et des néons et des écrans, partout sur les façades des immeubles de jour comme de nuit.
Impossible pour moi d'imaginer vivre dans cette jungle. Le bruit est constant, assourdissant, bonjour les migraines et la mauvaise humeur. Quant aux odeurs, un peu partout y'avait ces bouches d'évacuations qui crachaient de la fumée, ça sentait le gaz, mais pas seulement... J'ai pensé au film Le Parfum, tiré du livre de Patrick Süskind, les odeurs de la ville, du marché, du poisson, de la viande pas fraîche, des égouts, etc. L'air est extrêmement pollué. Quoi que je touche, je me sentais sale et porteuse de tout un tas de bactéries, de virus. Serait-ce dû à la psychose de la grippe ? Peut-être mais pas seulement, car j'avais les mêmes sensations à Paris quand j'y vivais, mais j'ai eu l'impression que NYC était encore bien plus sale que Paris*.