Mon premier billet depuis presque deux ans, ça fait tout bizarre de reprendre ce blog après avoir songé plusieurs fois à le supprimer. Mais bon, je vois qu'il reçoit toujours pas mal de visites (surtout les pages transport et logement), donc je le laisse faire sa vie et j'espère qu'il continuera d'être utile à des voyageurs ou nouveaux résidents de D.C.
Je reviens tout juste d'un séjour à D.C. (où je retourne régulièrement pour le travail) et je reprends ma plume "digitale" (car on ne dit plus "virtuelle" ou même "numérique", c'est ringard) pour vous parler d'une nouvelle petite auberge de jeunes baroudeurs qui vient d'ouvrir et qui pourra dépanner ceux qui ne veulent pas passer leur budget voyage dans le logement.
Duo Housing est une petite auberge de jeunesse (pas sûre que l'appellation soit officielle) très bon marché pour la capitale (environ 25 €/nuit pour un dortoir mixte à 4). La salle de bain des filles est vraiment top, toute neuve et bien aménagée, des serviettes propres sont disponibles en libre service (de même que les draps si vous rester plusieurs jours), les lits sont plus larges que dans d'autres auberges et il y a une terrasse fumeur pour ceux qui ne peuvent pas s'en passer.
Par contre, l'arrivée dans les lieux est un poil spéciale. D'abord, l'auberge se trouve à 5-10 min de marche de Chinatown (enfin le pseudo Chinatown de DC, en fait c'est juste le quartier de boutiques et de restaurants en centre-ville, mais y'a rien de très asiatique) dans un coin un peu craignos, c'est-à-dire avec peu de monde dans les rues, que des hommes et généralement franchement éméchés.
Lorsque vous arrivez devant la porte de l'auberge, la première fois vous sonnez et on vient vous ouvrir, par la suite vous devrez passer le sas de l'entrée et saisir un code de sécurité différent pour chacune des deux portes. Ensuite, vous devez enlever vos chaussures avant de pouvoir passer la troisième et dernière porte de sécurité qui vous sépare des lieux à vivre de l'auberge. Là vous pourrez mettre vos affaires les plus précieuses dans de petits coffres (à peine de quoi faire entrer une ordinateur portable de 15 pouces) sous vidéo-surveillance.
Mais bon, honnêtement, ça vaut franchement le coup surtout si vous voyagez à plusieurs. Les tenants de l'auberge sont supers sympas, les clients sont globalement de jeunes globe-trotters ou étudiants américains sans le sou qui attendent de pouvoir trouver un logement permanent, l'ambiance est sympa à condition que vous n'ayez pas de trop hautes exigences en termes d'intimité... notez que les portes des chambres ne ferment pas à clé.
Pour en savoir plus : Duo Housing
lundi 30 janvier 2012
dimanche 14 mars 2010
Un Conopodium majus se tape l'incruste chez Pua
Petite découverte du jour...
Depuis plusieurs semaines j'avais remarqué cette jeune pousse qui s'était incrustée dans le pot de ma plante de compagnie, un yucca nommé Pua - ne vous fiez pas aux apparences, "pua" signifie "fleur" en hawaïen.
Cette longue tige fine, sur laquelle apparaissait un bouton, n'aura pas eu le temps de fleurir... Il me semblait que depuis qu'elle partageait son pot avec la nouvelle venue, Pua commençait à dépérir. J'ai donc décidé de sévir : c'était Pua ou la nouvelle venue. J'ai dû, à contre-cœur, déraciner la jeune pousse...
Et là, surprise, je déterre une noisette, solidement accrochée à la racine. En fait, ça ressemblait beaucoup à une noisette, mais ça poussait comme un bulbe ou plutôt un tubercule (je n'y connais vraiment pas grand chose en botanique...).

Intriguée, j'ai effectuée quelques recherches sur Internet et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un conopode dénudé (de la famille des Apiacées) mieux connu sous le nom de "noisette de terre", "génotte" ou même encore "janotte". Ma mère m'a dit qu'elle en cueillait, enfant, en Haute-Corrèze.
Comestible, paraît-il.
J'ai goûté. J'ai pas craché partout mais le fruit devait sans doute être trop vert...
Ma trouvaille m'a rendue fière comme un paon pendant une bonne heure au moins. J'avais l'impression d'avoir découvert un trésor enfoui dans le pot de mon pauvre yucca. J'attends de voir si le sacrifice valait la chandelle et suis de près l'évolution de l'état de santé de Pua...
Depuis plusieurs semaines j'avais remarqué cette jeune pousse qui s'était incrustée dans le pot de ma plante de compagnie, un yucca nommé Pua - ne vous fiez pas aux apparences, "pua" signifie "fleur" en hawaïen.
Cette longue tige fine, sur laquelle apparaissait un bouton, n'aura pas eu le temps de fleurir... Il me semblait que depuis qu'elle partageait son pot avec la nouvelle venue, Pua commençait à dépérir. J'ai donc décidé de sévir : c'était Pua ou la nouvelle venue. J'ai dû, à contre-cœur, déraciner la jeune pousse...
Et là, surprise, je déterre une noisette, solidement accrochée à la racine. En fait, ça ressemblait beaucoup à une noisette, mais ça poussait comme un bulbe ou plutôt un tubercule (je n'y connais vraiment pas grand chose en botanique...).
Comestible, paraît-il.
J'ai goûté. J'ai pas craché partout mais le fruit devait sans doute être trop vert...
Ma trouvaille m'a rendue fière comme un paon pendant une bonne heure au moins. J'avais l'impression d'avoir découvert un trésor enfoui dans le pot de mon pauvre yucca. J'attends de voir si le sacrifice valait la chandelle et suis de près l'évolution de l'état de santé de Pua...
vendredi 12 mars 2010
Sorties : bars et pubs à DC
D'abord, voici 2 sites très utiles :
- pour dénicher les petites perles : le Washington Post tient une page sur les bars et clubs de DC (régulièrement mise à jour) ;
- et les bons plans : liste de soirées événementielles, happy hours avec quiz, karaoké ou concert, etc. disponible sur www.bardc.com.
Ensuite les quartiers et les ambiances :
H street NE : Pubs et bars à concert, beaucoup de très bonne musique et de déco délirantes. Un coin connu des amateurs de bière et de rock. (Voir mon billet sur H street NE.)
Capitol Hill : Un brin plus chicos mais toujours relativement décontract'. De très bons restos aux prix pas excessifs et ambiance conviviale. Beaucoup de français dans les environs.
Dupont Circle et Adams Morgan : Deux quartiers très jeunes et branchouilles. Je dois avouer que je n'y mets pas souvent les pieds en soirée. Mais les 2 quartiers sont très sympas en journée : beaucoup de cafés, de librairies et de boutiques où vous pourrez dénicher des petites merveilles.
U street : La rue des bars à concert. Ambiance afro-américaine, latino ou mixte, on tombe par hasard sur un concert de jazz gratuit ou sur un groupe de rythm&blues qui propose au clients de pousser la chansonnette (conseil : voix timides s'abstenir, le quartier regorge de talents pas moins impressionnants que Lauryn Hill ou Beyoncé).
Mount pleasant et Columbia Heights : Repère des gens "Roots" de la capitale (notez que le terme ne s'emploie pas en anglais). Vous y trouverez des bars de quartier rétros, avec Jukebox et pas chers.
Sinon, voici un lien pour boire une bière vraiment pas chère et pour les amateurs de billards.
- pour dénicher les petites perles : le Washington Post tient une page sur les bars et clubs de DC (régulièrement mise à jour) ;
- et les bons plans : liste de soirées événementielles, happy hours avec quiz, karaoké ou concert, etc. disponible sur www.bardc.com.
Ensuite les quartiers et les ambiances :
H street NE : Pubs et bars à concert, beaucoup de très bonne musique et de déco délirantes. Un coin connu des amateurs de bière et de rock. (Voir mon billet sur H street NE.)
Capitol Hill : Un brin plus chicos mais toujours relativement décontract'. De très bons restos aux prix pas excessifs et ambiance conviviale. Beaucoup de français dans les environs.
Dupont Circle et Adams Morgan : Deux quartiers très jeunes et branchouilles. Je dois avouer que je n'y mets pas souvent les pieds en soirée. Mais les 2 quartiers sont très sympas en journée : beaucoup de cafés, de librairies et de boutiques où vous pourrez dénicher des petites merveilles.
U street : La rue des bars à concert. Ambiance afro-américaine, latino ou mixte, on tombe par hasard sur un concert de jazz gratuit ou sur un groupe de rythm&blues qui propose au clients de pousser la chansonnette (conseil : voix timides s'abstenir, le quartier regorge de talents pas moins impressionnants que Lauryn Hill ou Beyoncé).
Mount pleasant et Columbia Heights : Repère des gens "Roots" de la capitale (notez que le terme ne s'emploie pas en anglais). Vous y trouverez des bars de quartier rétros, avec Jukebox et pas chers.
Sinon, voici un lien pour boire une bière vraiment pas chère et pour les amateurs de billards.
samedi 6 mars 2010
Les jeunes professionnels internationaux de DC
Ils sont plein de potentiel et d'ambition, se donnent à 300 % pour leur job, consacrent le peu de temps libre qu'il leur reste à "networker" avec d'autres professionnels dans l'espoir d'accélérer leur ascension vers les sommets de la politique internationale. Les jeunes professionnels de DC appartiennent indiscutablement à l'élite des sociétés modernes (aussi bien occidentales, latino-américaines et africaines que sud-asiatiques).
La communauté des jeunes professionnels travaillant et résidant à Washington DC est massive (près de 20% de la population de DC est âgé de 25 à 34 ans*) et largement constituée d'internationaux venus finir leurs études supérieures aux États-Unis et profitant du voyage pour acquérir une expérience professionnelle cotée dans le monde entier.
Voici quelques infos pour ceux qui se préparent à pénétrer ce cercle très exigeant qui peut en déboussoler plus d'un dans les premiers temps.
Le premier défi du jeune professionnel à DC, c'est de développer son réseau social et professionnel. C'est ce que les Américains appellent le "networking". Pour cela, il existe un grand nombre de sites d'informations, dont voici un petit échantillon.
www.yapclub.com
www.dcyoungpro.com
www.prosinthecity.com
www.thingstododc.com
www.internationalclubdc.com
washington.netparty.com
www.ynpn.org
Vous pouvez aussi trouver des infos sur des sites aux audiences plus ciblées :
(Note : Contrairement aux Français, les Américains n'ont pas peur des étiquettes communautaristes, au contraire, ils les valorisent. L'avantage, c'est que cela permet de rencontrer rapidement des gens avec lesquels on partage une langue*, une culture, une religion* ou des valeurs communes.)
-Site d'événements pour les jeunes professionnels africains de DC.
-Site communautaire pour les jeunes professionnels "blacks" de DC.
-Site communautaire pour les jeunes professionnels juifs de DC.
Bon, pour être honnête, je dois quand même avouer que personnellement je me suis plutôt appliquée à éviter ces différents réseaux de "networking" qui m'évoquent davantage une place de marché -où chacun doit apprendre à se vendre- qu'un espace convivial où l'on se trouve par affinités... Mais finalement, après 1 an et demi passé à DC, j'ai commencé à accepter quelques invitations à des "événements sociaux" (social events) et ça n'est plus aussi répugnant que ça en avait l'air... Il faut un début à tout !
Pour re-situer, l'option que j'avais choisie à mon arrivée consistait au contraire à séparer le boulot de ma vie sociale. Mais dans un univers où la réussite professionnelle est la priorité de 99,99 % de la population et où l'on passe souvent plus de 9 heures au bureau par jour, il y a peu d'espace pour les rencontres de hasard. Et en contre-partie, il faut se dire que les rencontres les plus rafraîchissantes se font, par définition, dans des endroits et des circonstances complètement inattendues...
---------
* En préparant cet article j'ai trouvé tout un tas d'infos sur la démographie de DC et je me disais que même si c'est un peu hors-sujet, ça pourrait intéresser certains :
Informations sur la population de DC : langue ; religion ; couleur/race ; âge/sexe/...
Consulter le site de recensement du Gouvernement US : factfinder.census.gov.
La communauté des jeunes professionnels travaillant et résidant à Washington DC est massive (près de 20% de la population de DC est âgé de 25 à 34 ans*) et largement constituée d'internationaux venus finir leurs études supérieures aux États-Unis et profitant du voyage pour acquérir une expérience professionnelle cotée dans le monde entier.
Voici quelques infos pour ceux qui se préparent à pénétrer ce cercle très exigeant qui peut en déboussoler plus d'un dans les premiers temps.
Le premier défi du jeune professionnel à DC, c'est de développer son réseau social et professionnel. C'est ce que les Américains appellent le "networking". Pour cela, il existe un grand nombre de sites d'informations, dont voici un petit échantillon.
-------------------
À peine installé, même si vous n'avez aucun contact dans la ville, vous pouvez vous plonger directement dans le bain en vous rendant aux soirées et "happy hours" proposées par tout un tas d'organismes, de clubs et d'associations.www.yapclub.com
www.dcyoungpro.com
www.prosinthecity.com
www.thingstododc.com
www.internationalclubdc.com
washington.netparty.com
www.ynpn.org
Vous pouvez aussi trouver des infos sur des sites aux audiences plus ciblées :
(Note : Contrairement aux Français, les Américains n'ont pas peur des étiquettes communautaristes, au contraire, ils les valorisent. L'avantage, c'est que cela permet de rencontrer rapidement des gens avec lesquels on partage une langue*, une culture, une religion* ou des valeurs communes.)
-Site d'événements pour les jeunes professionnels africains de DC.
-Site communautaire pour les jeunes professionnels "blacks" de DC.
-Site communautaire pour les jeunes professionnels juifs de DC.
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Bon, pour être honnête, je dois quand même avouer que personnellement je me suis plutôt appliquée à éviter ces différents réseaux de "networking" qui m'évoquent davantage une place de marché -où chacun doit apprendre à se vendre- qu'un espace convivial où l'on se trouve par affinités... Mais finalement, après 1 an et demi passé à DC, j'ai commencé à accepter quelques invitations à des "événements sociaux" (social events) et ça n'est plus aussi répugnant que ça en avait l'air... Il faut un début à tout !
Pour re-situer, l'option que j'avais choisie à mon arrivée consistait au contraire à séparer le boulot de ma vie sociale. Mais dans un univers où la réussite professionnelle est la priorité de 99,99 % de la population et où l'on passe souvent plus de 9 heures au bureau par jour, il y a peu d'espace pour les rencontres de hasard. Et en contre-partie, il faut se dire que les rencontres les plus rafraîchissantes se font, par définition, dans des endroits et des circonstances complètement inattendues...
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* En préparant cet article j'ai trouvé tout un tas d'infos sur la démographie de DC et je me disais que même si c'est un peu hors-sujet, ça pourrait intéresser certains :
Informations sur la population de DC : langue ; religion ; couleur/race ; âge/sexe/...
Consulter le site de recensement du Gouvernement US : factfinder.census.gov.
mardi 26 janvier 2010
Hiver et films
Mon 2ème hiver. Avec mon chocolat chaud et ma bouillotte, je résiste
comme je peux au froid qui m'engourdit et me ramollit le cerveau.
Période de calme, de temps pour soi, passé à ne rien faire.
Journées de bouquinage, d'écoutage de musique "cheesy", classique,
de solos de guitare et de batterie en boucle, d'intro de concerts
gigantissimes. En fermant les rideaux, le son monté à bloc,
en sautant partout pour réveiller un peu les meubles et le parquet.
Retour à mon premier amour : les films.
Tout me ramène à eux ces temps-ci. Aux livres aussi. Aux histoires.
Me revoilà "addicted" comme ça m'arrive régulièrement.
Mes colocs sont preneurs et partagent beaucoup de ma cure
cinémaniaque. Ils me fournissent même généreusement. Le chat,
heureux, squattent les genoux les plus chauds et les plus moelleux,
souvent les miens.
Petits extraits de l'air du temps dans notre maison de poupées
grandeur nature :
La Science des rêves de Michel Gondry,
The Squid And The Whale de Noah Baumbach,
Once Upon A Time In The Midlands de Shane Meadows,
Thumbsucker de Mike Mills,
Coffee and Cigarettes III de Jim Jarmusch...
Côté bouquin je suis en plein dans l'autobio de Clapton. Peut-être pas
de la grande littérature mais je me plais bien dans son univers. Il
m'accompagne pendant les trajets en bus et pendant les 5 mins
qui précèdent l'extinction des feux...
Je suis aux anges de retrouver tout ça, tout ce temps non-productif,
non-cogitatif. Je plane un peu. Et je reviens sur terre, le matin venu,
épuisée mais mieux en canne pour reprendre ma part de stress
quotidienne.
Sur le pas de la porte, prête à partir au boulot, je jette un dernier coup
d'œil au chat, qui fait la gueule. Y'a plus personne pour lui courir après
pendant ses 1/4 d'heure de folie ni pour lui prêter un coussin à radiateur
intégré. T'inquiète le chat, je rentre direct après le boulot, les bonheurs
casaniers valent bien la solitude en société.
Pouf pouf...
comme je peux au froid qui m'engourdit et me ramollit le cerveau.
Période de calme, de temps pour soi, passé à ne rien faire.
Journées de bouquinage, d'écoutage de musique "cheesy", classique,
de solos de guitare et de batterie en boucle, d'intro de concerts
gigantissimes. En fermant les rideaux, le son monté à bloc,
en sautant partout pour réveiller un peu les meubles et le parquet.
Retour à mon premier amour : les films.
Tout me ramène à eux ces temps-ci. Aux livres aussi. Aux histoires.
Me revoilà "addicted" comme ça m'arrive régulièrement.
Mes colocs sont preneurs et partagent beaucoup de ma cure
cinémaniaque. Ils me fournissent même généreusement. Le chat,
heureux, squattent les genoux les plus chauds et les plus moelleux,
souvent les miens.
Petits extraits de l'air du temps dans notre maison de poupées
grandeur nature :
La Science des rêves de Michel Gondry,
The Squid And The Whale de Noah Baumbach,
Once Upon A Time In The Midlands de Shane Meadows,
Thumbsucker de Mike Mills,
Coffee and Cigarettes III de Jim Jarmusch...
Côté bouquin je suis en plein dans l'autobio de Clapton. Peut-être pas
de la grande littérature mais je me plais bien dans son univers. Il
m'accompagne pendant les trajets en bus et pendant les 5 mins
qui précèdent l'extinction des feux...
Je suis aux anges de retrouver tout ça, tout ce temps non-productif,
non-cogitatif. Je plane un peu. Et je reviens sur terre, le matin venu,
épuisée mais mieux en canne pour reprendre ma part de stress
quotidienne.
Sur le pas de la porte, prête à partir au boulot, je jette un dernier coup
d'œil au chat, qui fait la gueule. Y'a plus personne pour lui courir après
pendant ses 1/4 d'heure de folie ni pour lui prêter un coussin à radiateur
intégré. T'inquiète le chat, je rentre direct après le boulot, les bonheurs
casaniers valent bien la solitude en société.
Pouf pouf...
jeudi 7 janvier 2010
Floride - Orlando, Miami, les Everglades et les Keys
et moi nous commencions à
nous les peler sérieux dans
la capitale. Alors on s'est dit
que ce serait top de pouvoir
passer les vacances au chaud...
genre, dans les Caraïbes ou aux
Bahamas, quoi. C'est ça aussi
l'Amérique, pendant que la
moitié nord du pays se roule dans les cols roulés, les doudounes, les moufles et les caches-n'oreilles, le reste du pays profite d'un climat tropical adoucit, sans ouragan, sans cagna et sans moustique.
On a donc été passer Noël en Floride pour rendre visite à l'ami Fawad (mon ancien coloc) qui a déménagé à Orlando. Toujours enthousiastes à l'idée de pouvoir voir et faire un maximum de choses en un minimum de temps, on s'est planifié une petite escapade vers le sud, au volant d'une automatique en plastoc équipée d'un GPS déglingué, avec l'intention de parcourir plus 1000 miles ( soit 1600 km) en 5 jours (voir notre itinéraire sur Google Maps).
On a récupéré la voitureà l'agence Alamo (7 jours
avec GPS = 131 $ TTC),
directement à l'aéroport
d'Orlando, puis on a rejoint
Fawad qui nous a fait
découvrir Cocoa Beach,
en passant pas loin du Cap
Canaveral. Évidemment,
comme à chaque fois qu'on essaie d'aller passer des vacances au soleil, dès qu'on a voulu mettre le nez dehors, il s'est mis à pleuvoir des trombes. Marcher 2 min sur la plage, c'était un peu comme si on passait sous les chutes du Niagara.
Après une soirée bucolique passée à siroter des breuvages locaux (LandShark pour moi - un équivalent de la Corona - et jus de canne-berge pour Poulet) en regardant les vagues et la plage inondée depuis la terrasse d'un bar de "redneck" (ça veut dire "péquenauds". Je sais, c'est pas très sympa, mais c'est Fawad qui m'a appris ce mot et j'avais envie de le placer), on est rentré se mettre aux abris chez Fawad et on a fait la connaissance de ses deux colocs indiens, Idriss et Yussef, qui nous ont préparé un plat de crevettes épicées (mais juste un peu alors) avec une sauce de lentilles blanches (très légèrement épicée aussi, la sauce...), ça picotait un poil mais c'était délicieux.
On a vraiment l'impression d'être dans Miami Vice. C'est amusant mais on s'en lasse vite. D'autant que la ville n'est pas franchement rassurante. Il n'y a aucun piéton, ni même de passage piétons. Tout le monde circule en voiture. Les êtres humains ne doivent pas souvent se croiser, du moins pas en dehors des clubs et des Yachts où les beautiful people font leurs soirées privées.
Notre hôtel était situé sur Miami Beach. La balade sur la plage, tout le long de l'île, est sympa mais frisquette. L'après-midi le quartier de la pointe sud s'anime un peu mais pas trop, avec ses cafés et les touristes qui sortent en famille pour se balader sur la plage. Bref, une station balnéaire hors-saison. Le soir le sud de Washington Street est envahi de poupées moulées en minijupes qui se déhanchent sur leurs talons aiguilles et de touristes venus les prendre en photos. Heurk !
Et après ça, on a fui Miami (ouf!) , une ville certes très jolie avec ses beaux immeubles art-déco aux couleurs pastel, festive, hype et tout et tout, mais décidément pas pour nous.
Fin de l'épisode 1 - Orlando-Miami
mercredi 21 octobre 2009
Werner Herzog filme l'Antarctique
Mon coloc britannique m'a récemment fait découvrir cet étrange documentaire sur l'Antarctique et ses résidents. Le réalisateur, Werner Herzog – souvenez-vous l'homme qui mangeait ses chaussures à la télévision dans les années 80 –, est l'ancien binôme de Klaus Kinski avec qui il partageait cette notoriété d'être génial et fou dangereux.
videosift.com
Le film dont je veux vous parler « Encounters end of the world » vous plonge rapidement dans une sorte de bain glacial (ça se passe en Antarctique), pessimiste et un chouille surréaliste auquel on ne s'habitue jamais vraiment. Néanmoins le film reste accessible et même joyeux. Le regard d'Herzog est dur, désabusé mais parfois amusant et souvent touchant. Par exemple, l'épisode du pinguouin suicidaire est assez troublant :
J'ai pleuré (je suis toujours bon public pour les quarts d'heure « émotion » au cinéma).
Ce qui touche aussi ce sont les rencontres que fait Herzog sur cet énorme glaçon qu'est le Pôle Sud, très loin de l'ordinaire. En voici un aperçu :
Je vous invite à le louer et à vous enfoncer dans votre canapé, dans le noir. Laissez-vous absorber par des images magnifiques et glissez dans l'intimité de ces exilés de l'extrême, observateurs avisés du monde, scientifiques et artistes semblant fuir à tout prix le vague-à-l'âme et la résignation que leurs inspirent les sociétés modernes.
Vous m'en direz des nouvelles.
videosift.com
Le film dont je veux vous parler « Encounters end of the world » vous plonge rapidement dans une sorte de bain glacial (ça se passe en Antarctique), pessimiste et un chouille surréaliste auquel on ne s'habitue jamais vraiment. Néanmoins le film reste accessible et même joyeux. Le regard d'Herzog est dur, désabusé mais parfois amusant et souvent touchant. Par exemple, l'épisode du pinguouin suicidaire est assez troublant :
J'ai pleuré (je suis toujours bon public pour les quarts d'heure « émotion » au cinéma).
Ce qui touche aussi ce sont les rencontres que fait Herzog sur cet énorme glaçon qu'est le Pôle Sud, très loin de l'ordinaire. En voici un aperçu :
Je vous invite à le louer et à vous enfoncer dans votre canapé, dans le noir. Laissez-vous absorber par des images magnifiques et glissez dans l'intimité de ces exilés de l'extrême, observateurs avisés du monde, scientifiques et artistes semblant fuir à tout prix le vague-à-l'âme et la résignation que leurs inspirent les sociétés modernes.
Vous m'en direz des nouvelles.
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