vendredi 28 novembre 2008
Thanksgiving à Washington
Aujourd'hui, les Américains fêtaient Thanksgiving.
Ce jour étrange où ils passent des heures et des heures dans
leur cuisine à faire cuire une dinde volume XXL (dans un four
spécial dinde XXL) pour le rassemblement familial annuel.
Histoire de Thanksgiving
C'est en 1621, un an après que le navire (le fameux Mayflower)
des premiers pélerins venus d'Angleterre a débarqué dans
le Massachussets, que les premiers "Américains venus d'Europe"
ont décidé de célébrer le jour de Thanksgiving, le 4ème jeudi
de novembre. Le but était de remercier Dieu, mais aussi les Indiens
de la tribu Wampanoag qui les avaient aidés à survivre, en leur
apprenant à cultiver, à chasser et à pêcher.
Très vite on a oublié la référence aux Améridiens pour ne s'intéresser
qu'à Dieu, et 50 ans plus tard les Wampanoag étaient exterminés.
Mais Thanksgiving reste le jour de la générosité et de la compassion :
la preuve, chaque année, une dinde - sur les 50 millions abattues pour
l'occasion - est graciée par le Président des États-Unis, Amen !
Thanksgiving c'est donc encore plus fort symboliquement que Noël
dans nos contrées européennes. Mais le principe est le même.
Comme nous, qu'il vente ou qu'il neige, les Américains parcourent
des milliers de kilomètres (enfin nous c'est plutôt des centaines...)
pour pouvoir se réunir, dépensent un fric fou pour faire plaisir
à tout le monde et avoir bonne conscience jusqu'à l'année
suivante, et tentent de cohabiter aussi sereinement que possible
avec tout ce petit monde qui n'est pas habitué à ce côtoyer
En ce qui me concerne, j'ai passé la journée à marcher dans
un Washington déserté (c'était véritablement jouissif), où tous
les commerces étaient fermés à partir de 15h, et où les seuls
individus que j'ai croisés étaient ou bien des SDF ou bien des
fumeurs profitant de leur pause pour sortir le chien.
J'avais le mp3 à fond dans les oreilles, je me suis même surprise
à chanter sans retenue dans la rue, du Joe Dassin, du Aretha
Franklin, du Marvin Gaye, du Noir Déz', et même du Tino Rossi...
J'ai trotté dans U Street (le quartier des bars à jazz, blues et autres
musiques "noires-américaines") où y'avait vraiment pas un chat,
puis dans Adams Morgan (LE quartier branchouille de DC) où
un vieil homme m'a demandé si j'avais pas une cigarette et quand
je lui en ai donné une, il m'a souhaité un "Happy Thanksgiving,
Ma'am" en boucle jusqu'à ce que je sois trop loin pour l'entendre.
Ensuite, je me suis promenée au hasard autour du parc Kalorama,
de Dupont Circle, du Convention Center et j'ai atterri à Chinatown,
seul quartier encore un peu animé de la ville. J'ai visité le grand
cinéma, quand j'ai vu les prix ($10) je me suis dit que je m'en
tiendrai à ma télé qui a, de plus, l'avantage non-négligeable de me
proposer des films sous-titrés...
Et puis en me dirigeant vers la maison, j'ai pensé à tous ces gens,
bien au chaud dans leur maison, en train d'attaquer la dinde.
Je leur étais reconnaissante d'être restés chez eux et de m'avoir
laissé la ville, rien qu'à moi. C'était calme et je pouvais traverser
les grandes avenues sans attendre que les feux passent au vert,
on entendait presque pas de voiture et aucune sirène de police
ou de pompier.
Une journée que j'ai vraiment savourée.
Je vous conseille d'aller jeter un coup d'œil sur le blog Potomac
Ce jour étrange où ils passent des heures et des heures dans
leur cuisine à faire cuire une dinde volume XXL (dans un four
spécial dinde XXL) pour le rassemblement familial annuel.
Histoire de Thanksgiving
C'est en 1621, un an après que le navire (le fameux Mayflower)
des premiers pélerins venus d'Angleterre a débarqué dans
le Massachussets, que les premiers "Américains venus d'Europe"
ont décidé de célébrer le jour de Thanksgiving, le 4ème jeudi
de novembre. Le but était de remercier Dieu, mais aussi les Indiens
de la tribu Wampanoag qui les avaient aidés à survivre, en leur
apprenant à cultiver, à chasser et à pêcher.
Très vite on a oublié la référence aux Améridiens pour ne s'intéresser
qu'à Dieu, et 50 ans plus tard les Wampanoag étaient exterminés.
Mais Thanksgiving reste le jour de la générosité et de la compassion :
la preuve, chaque année, une dinde - sur les 50 millions abattues pour
l'occasion - est graciée par le Président des États-Unis, Amen !
Thanksgiving c'est donc encore plus fort symboliquement que Noël
dans nos contrées européennes. Mais le principe est le même.
Comme nous, qu'il vente ou qu'il neige, les Américains parcourent
des milliers de kilomètres (enfin nous c'est plutôt des centaines...)
pour pouvoir se réunir, dépensent un fric fou pour faire plaisir
à tout le monde et avoir bonne conscience jusqu'à l'année
suivante, et tentent de cohabiter aussi sereinement que possible
avec tout ce petit monde qui n'est pas habitué à ce côtoyer
tant que ça.
un Washington déserté (c'était véritablement jouissif), où tous
les commerces étaient fermés à partir de 15h, et où les seuls
individus que j'ai croisés étaient ou bien des SDF ou bien des
fumeurs profitant de leur pause pour sortir le chien.
J'avais le mp3 à fond dans les oreilles, je me suis même surprise
à chanter sans retenue dans la rue, du Joe Dassin, du Aretha
Franklin, du Marvin Gaye, du Noir Déz', et même du Tino Rossi...
J'ai trotté dans U Street (le quartier des bars à jazz, blues et autres
musiques "noires-américaines") où y'avait vraiment pas un chat,
puis dans Adams Morgan (LE quartier branchouille de DC) où
un vieil homme m'a demandé si j'avais pas une cigarette et quand
je lui en ai donné une, il m'a souhaité un "Happy Thanksgiving,
Ma'am" en boucle jusqu'à ce que je sois trop loin pour l'entendre.
de Dupont Circle, du Convention Center et j'ai atterri à Chinatown,
seul quartier encore un peu animé de la ville. J'ai visité le grand
cinéma, quand j'ai vu les prix ($10) je me suis dit que je m'en
tiendrai à ma télé qui a, de plus, l'avantage non-négligeable de me
proposer des films sous-titrés...
Et puis en me dirigeant vers la maison, j'ai pensé à tous ces gens,
bien au chaud dans leur maison, en train d'attaquer la dinde.
Je leur étais reconnaissante d'être restés chez eux et de m'avoir
laissé la ville, rien qu'à moi. C'était calme et je pouvais traverser
les grandes avenues sans attendre que les feux passent au vert,
on entendait presque pas de voiture et aucune sirène de police
ou de pompier.
Une journée que j'ai vraiment savourée.
Micmac, y'a un billet sympa sur Thanksgiving.
mardi 25 novembre 2008
Money, money, money
Ah, pauvre de moi ! qui nesuis toujours pas capable
de faire en sorte que l'argent
qui me revient en bonne
et due forme parvienne
jusqu'à mon porte-monnaie...
Je viens de passer le weekend
à m'arracher les cheveux.
Mon premier salaire a bien été versé, mais pas sur le bon
compte. J'ai tout reçu sur mon compte en France (certains
m'ont déjà vannée en me disant que j'avais des "problèmes
de riche". T'as qu'à pas avoir plusieurs comptes qui disaient).
Bref, rien de bien grave, surtout que je pouvais retirer de l'argent
de mon compte français grâce à ma carte Visa.
Sauf que, bien évidemment, ç'aurait été trop simple. Je me suis
plantée en composant le code. J'ai inversé 2 chiffres... et je l'ai fait
3 fois ! N'importe qui se serait arrêté avant et aurait été vérifier
son code avant de tenter une 3ème fois... mais pas moi. Je fonce
tête première, et je me crashe dans le mur.
Résultats : après avoir fait mes courses et payé mes titres
de transport pour la semaine, il ne me restait plus rien. Nada,
queut'chi (j'essaie même pas de trouver la bonne orthographe,
je sais que c'est perdu d'avance, mais si y'en a qui savent, n'hésitez
pas à me faire partager votre science !), pas un dirham (ça je sais
comment ça s'écrit :-)). Obligée de faire l'aumône auprès de ma
...proprio.
Situation très confortable, vous l'imaginez bien. Mais je peux
raisonnablement pas trop me plaindre. Entre ma proprio qui me
prête quelques dollars, alors que c'est franchement pas son rôle,
Moune qui se charge de passer à ma banque en France pour débloquer
ma carte et le fait qu'il n'y a aucun risque, d'aucune façon, que je me
retrouve à la rue à aucun moment, j'ai bien conscience que ce serait
un poil de brin déplacé.
Quand même, je me suis trouvée con hier aprèm. Y'a un gars, un SDF,
qui m'arrête dans la rue pour me demander si j'aurais pas quelques
centimes par hasard... ben non, désolée... J'ai bien failli lui dire que
j'avais pas un sou, mais heureusement je me suis coupée net dans
mon élan. On va pas non plus se foutre de la gueule du peuple. Pour lui,
je suis visiblement pleine aux as (malgré mon jean troué, mes cheveux
en vrac et ma doudoune achetée à Babou...) et je me vois bien lui
raconter ma vie, ma "misère", pour justifier comment le destin fait
qu'aujourd'hui, pendant même pas 24 heures entières, je suis pauvre.
Je vous dis, je me suis sentie con.
Du coup, j'y ai rien dit. Y'a rien qu'est sorti. J'y ai souri, genre "désolée,
mon gars, t'as pas sonné à la bonne porte", et puis il m'a souri aussi,
l'air aussi con que moi puisqu'il devait pas trop comprendre pourquoi
je lui répondais pas et que j'avais la banane en le fixant droit dans
les yeux... Alors comme d'hab', à chaque fois que je me sens con depuis
que je suis ici, je finis par lâcher : "Sorry, I don't speak English"...
C'est bien le mot qui convient ça, "lâcher"... Punaise, qu'on est lâche
quand on peut jouer les touristes qui comprennent rien...
Morale de ma petite histoire :quand t'es nanti mais que t'as
plus un sou, reste chez toi et
la ramène pas trop, en attendant
que le fric revienne ...
samedi 22 novembre 2008
From L.A. to San Francisco
Yo!Me voilà lancée pour organiser
un voyage sur la côte Pacifique...
Marie, Sarah(2s), je nous
réserve ça pour la belle saison
si ça vous dit.
Imaginons...
Les plages, Hollywood, des heures et des heures
sur la route qui borde l'océan en écoutant du rock, du blues,
de la country, et avec les foulards et les lunettes de Thelma
et Louise sur la tête. Tentant, non ?
En pratique... Vous prenez l'avion directementde Paris jusqu'à Los Angeles (à peu près 600€
aller-retour par personne).
On loue une voiture (170€ pour 5 jours). On
passe quelques jours en Californie (20€/nuit
dans un dortoir en auberge de jeunesse), puis
on part à l'aventure direction San Francisco
(615km, soit 6h30/7h de trajet).
Est-ce que ça vous branche ?
La suite au prochain épisode si mes potouilles corréziennes
sont intéressées. Suspens... :-)
----------
Paris > Los-Angeles : les meilleurs tarifs du web
- liligo.fr
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Location de voiture pas chère à Los Angeles
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jeudi 20 novembre 2008
Mini News
Je viens de poster une toute chtite vidéo dans l'article Washington Monument & Lincoln Memorial. Sinon, journée de boulot un peu hard aujourd'hui. Vivement le weekend !
Bonne journée à vous tous.
Bises
Bonne journée à vous tous.
Bises
mercredi 19 novembre 2008
Une journée de boulot à l'américaine
Aujourd'hui, contrairementà ce que vous dit le calendrier
du blog, on est encore mardi.
Je suis restée à l'heure
française pour permettre
aux Français de me situer
dans leur temps. Vous faites
donc tous un gros dodo
à l'heure où je rédige ce post...
(d'où la présence de l'emplumé
juste là sur ma gauche).
Bref, c'était ma 7ème journée de travail, et pour la 7ème fois j'ai passé
plus de 9 heures dans les locaux. En réalité, j'ai même poussé jusqu'à
10h30 aujourd'hui. Ma boss m'avait dit qu'on pouvait vivre au travail.
C'est pas faux. Ajoutons-y 1h30 de trajet aller-retour, et 6 heures
et demi de sommeil. Faites la soustraction.
Si je me trompe pas : 24h - 10h30 - 1h30 - 6h30 = 5h30.
Il me reste donc 5h30 par jour pour profiter de Washington,
de sa fraîcheur pas encore glaciale, de ses parcs, de ses magasins
ouverts tard le soir, de ses cafés, de ses happy hours, etc.
Mais bon, franchement, jusqu'ici quand je sors du boulot, je suis
contente que ma journée se termine, je rentre chez moi, je glandouille
sur Internet pour causer le plus souvent à mon amoureux et aussi
pour coucouner mon petit blog. Ensuite je croque un truc vite fait
en papotant avec mes colocs et je vais me coucher. (Ben ouais,
c'est affligeant de banalité, mais kesvoulékjvoudise ?)
Une journée de boulot ça passe très vite. Les Américains commencent
très généralement à 9h. Le temps de pause déjeuner varie de 1h
à rien du tout. Et les pauses de 10 et 16h... c'est tellement pas comme
ça que ça marche ici que je m'étais même pas rendue compte
qu'on n'en avait pas.
Enfin bon, on n'est pas obligé de rester cloué sur sa chaise non plus.
Mon service est relativement vivant, d'autres diraient "interactif",
ça bouge dans tous les sens, enfin dans le bon sens évidemment.
Y'a de l'entraide, de la cohésion, et de l'efficacité surtout. Personne
ne s'offusque si on ne vient pas le saluer tous les matins, ça ne fait
pas partie des règles ici (et ça m'arrange bien!).
Et puis le boulot, on le fait consciencieusement parce qu'on le fait avant
tout pour soi. On a besoin qu'il soit bien fait si on veut garder son job,
alors on s'applique tout en ne débordant pas des deadlines. Et puis
on n'a pas de congés payés, et pourtant on fait pas grève. Y'a aucune
ironie dans ce que je dis. Pour l'instant je peux pas dire si c'est pire
ou mieux, c'est seulement différent.
Bref, le rêve américain c'est avant tout beaucoup de boulot, tandis que
le rêve français c'est d'abord beaucoup de revendication.
Qu'est-ce qui est le plus usant ? J'en sais fichtre rien.
lundi 17 novembre 2008
Cooking day
Ce matin (dimanche) je me suis levée de bonne humeur.
Je suis descendue pensant aller faire quelques courses ("Encore ?!"
me direz-vous ? Oui, encore. Parce que c'est un bon prétexte
pour aller prendre l'air dans le quartier quand on n'a rien
à faire de sa journée), et je suis tombée nez-à-nez avec
le balais. Me voilà partie pour une heure et demi
de ménage. Et en musique siouplé !
Après ça, je suis donc aller faire mes courses, bien décidée
à trouver quelques merveilles pour mijoter un petit truc sympa
à l'attention de mes colocs.
(Non, c'est pas une blague, j'entends d'ici les mauvaises
langues ! Ben 'savez quoi? Depuis que j'ai une cuisine
américaine, je m'éclate au fourneau. Qui l'eût cru?)
Enfin bon, rien de très sophistiqué. Je voulais faire un gratin
de courgettes au cheddar et des crêpes au beurre salé et sucre.
Mes grands classiques (les seuls que je maîtrise en réalité).
Sauf que, j'ai pas trouvé de courgettes. J'avais déjà rencontré
ce problème en Angleterre (oui, j'avais déjà essayé de faire
ce fameux gratin de courgettes à mes colocs britanniques.
Bon ça va, arrêtez de vous marrer...). A la place, j'avais pris
une autre sorte de courge, beaucoup plus grosse, que j'avais
dû faire bouillir avant de la passer au four parce que la chair
était très dure. Une de mes rares véritables réussites culinaires.
Et aujourd'hui, je me retrouve dans la même situation.
Les Anglo-Saxons n'aiment visiblement pas nos bonnes vieilles
petites courgettes vertes. Je finis par trouver un banc
de courges dans le rayon légumes de Safeway. Avec de grosses
citrouilles et tout un tas d'autres sortes de courges, plus ou moins
rondes ou longues, vertes, jaunes, rouges ou même noires,
mais pas de courgettes.
Mon attention s'arrête sur une courge qui ressemble à un melon
jaune. Je renifle ce que je pense être le derrière de la courge.
De toute façon, j'y connais rien. Elle a une bonne tête.
Je la prends.
je file sur Internet me renseigner
sur cette variété de courges.
Il s'agit d'une courge Spaghetti.
Et savez-vous pourquoi on
l'appelle "spaghetti" ? parce que
sa chair est faite de filaments qui
se détachent les uns des autres
à la cuisson.
Cette courge spaghetti m'inspire.
Je décide d'en faire une courge
à la Béchamel et tomates-oignons.
Et pour que ce soit encore un peu
plus diététique j'y ai rajouté
une couche de cheddar que
j'ai fait gratinée au four.
Ben, vous me croirez peut-être pas, mais mes colocs,
des fins-gourmets pourtant, ben ils se sont régalés.
Et dans la foulée, on s'est regardé No Reservations (Le Goût de la Vie),
une comédie romantique dont les héros sont 2 chefs cuistots :-)
Je suis descendue pensant aller faire quelques courses ("Encore ?!"
me direz-vous ? Oui, encore. Parce que c'est un bon prétexte
pour aller prendre l'air dans le quartier quand on n'a rien
à faire de sa journée), et je suis tombée nez-à-nez avec
le balais. Me voilà partie pour une heure et demi
de ménage. Et en musique siouplé !
Après ça, je suis donc aller faire mes courses, bien décidée
à trouver quelques merveilles pour mijoter un petit truc sympa
à l'attention de mes colocs.
(Non, c'est pas une blague, j'entends d'ici les mauvaises
langues ! Ben 'savez quoi? Depuis que j'ai une cuisine
américaine, je m'éclate au fourneau. Qui l'eût cru?)
Enfin bon, rien de très sophistiqué. Je voulais faire un gratin
de courgettes au cheddar et des crêpes au beurre salé et sucre.
Mes grands classiques (les seuls que je maîtrise en réalité).
Sauf que, j'ai pas trouvé de courgettes. J'avais déjà rencontré
ce problème en Angleterre (oui, j'avais déjà essayé de faire
ce fameux gratin de courgettes à mes colocs britanniques.
Bon ça va, arrêtez de vous marrer...). A la place, j'avais pris
une autre sorte de courge, beaucoup plus grosse, que j'avais
dû faire bouillir avant de la passer au four parce que la chair
était très dure. Une de mes rares véritables réussites culinaires.
Et aujourd'hui, je me retrouve dans la même situation.
Les Anglo-Saxons n'aiment visiblement pas nos bonnes vieilles
petites courgettes vertes. Je finis par trouver un banc
de courges dans le rayon légumes de Safeway. Avec de grosses
citrouilles et tout un tas d'autres sortes de courges, plus ou moins
rondes ou longues, vertes, jaunes, rouges ou même noires,
mais pas de courgettes.
Mon attention s'arrête sur une courge qui ressemble à un melon
jaune. Je renifle ce que je pense être le derrière de la courge.
De toute façon, j'y connais rien. Elle a une bonne tête.
Je la prends.
je file sur Internet me renseigner
sur cette variété de courges.
Il s'agit d'une courge Spaghetti.
Et savez-vous pourquoi on
l'appelle "spaghetti" ? parce que
sa chair est faite de filaments qui
se détachent les uns des autres
à la cuisson.
Cette courge spaghetti m'inspire.
Je décide d'en faire une courge
à la Béchamel et tomates-oignons.
Et pour que ce soit encore un peu
plus diététique j'y ai rajouté
une couche de cheddar que
j'ai fait gratinée au four.
Ben, vous me croirez peut-être pas, mais mes colocs,
des fins-gourmets pourtant, ben ils se sont régalés.
Et dans la foulée, on s'est regardé No Reservations (Le Goût de la Vie),
une comédie romantique dont les héros sont 2 chefs cuistots :-)
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